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Accoucher avec ou sans péridurale?

 

Accoucher avec ou sans péridurale ? Naissance d’un débat!

 

« Tu enfanteras dans la douleur. » L’injonction biblique aurait-elle désormais disparu par la grâce de la technique ? L’analgésie péridurale (la « péri ») qui atténue les souffrances des femmes durant l’accouchement est devenue la norme.

 

Pourtant, alors que s’engage un débat sur les « violences obstétricales » dans les maternités, des voix s’élèvent parmi les femmes et les soignants pour remettre en question cette pratique qui engendre des naissances toujours plus médicalisées.

 

La péridurale, c'est quoi?

 

Une technique efficace qui s’est développée rapidement.

La péridurale consiste à injecter avec une aiguille un anesthésique local dans l’espace péridural, situé entre les vertèbres et la dure-mère. Administrée au cours d’un accouchement pour soulager les douleurs provoquées par les contractions lors du travail, elle permet normalement aux femmes de rester conscientes et de préserver leurs facultés motrices : pousser pour faire sortir le bébé et parfois même marcher (péridurale ambulatoire).

 

Sauf contre-indication médicale (problèmes de coagulation du sang, fièvre, tatouage), la péridurale peut être proposée à toutes les femmes.

 

Depuis les années 1980, les césariennes et déclenchements ont doublé, et la péridurale s’est généralisée

 

Pourtant, toutes les femmes ne souhaitent pas y avoir recours. Selon une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale(Inserm) 26 % des femmes ayant accouché déclaraient pendant leur grossesse qu’elles souhaitaient s’en passer.

 

Etre capable de maîtriser la douleur

 

Les maisons de naissance, structures alternatives à l’hôpital, qui ont vu le jour en 2016 , assument de ne pas proposer la péridurale aux femmes, pour leur donner un rôle plus actif

 

« On entend des choses horribles sur l’accouchement, comme si ce n’était que de la souffrance. Après, c’est à nous de détricoter les peurs des femmes, déplore Gisèle Piroit, sage-femme. Mais accoucher, ce n’est pas se faire arracher une dent. C’est une douleur normale, physiologique. Des endorphines sont sécrétées par le corps de la femme. C’est supportable si on les soutient. »

 

Témoignage:

« L’accouchement physiologique, sans péridurale me faisait peur, on m’avait dit que ça faisait trop mal. Mais grâce à ma préparation à l'accouchement qui a bousté ma confiance en moi et m'a appris à me prolonger, me relâcher et à respirer sur ballon tout s’est bien passé. Mon partenaire m'a aussi été d'une grande aide. Et ce qui est sur, c'est que me sentir capable de mettre mon enfant au monde m’a donné de l’assurance pour la suite. »

 

« Une question de sécurité... ou de confort? »

 

Avantages:

  • Très bien maîtrisée, la péridurale aboutit à un vrai soulagement physique dans plus de 90 % des cas.

  • La péridurale, c'est principalement le confort de la maman, mais c'est aussi une question de sécurité. Si on doit faire une césarienne en urgence et qu’un cathéter est déjà posé, on a juste à injecter un produit qui permet d’intervenir en cinq minutes. Sinon, il faut faire une anesthésie générale.

 

Risques:

  • Certaines femmes craignent le geste technique (une aiguille plantée dans le dos) 

  • Les effets secondaires possibles  sont :

    • les maux de tête,

    • engourdissements,

    • de manière extrêmement rare: des paralysies.

  • Par ailleurs, le fait d’avoir recours à cette technique entraîne souvent d’autres gestes médicaux en cascade.

    • Elle entraîne une rupture quasi systématique des membranes (poche des eaux)

    • et une pose de perfusion d’ocytocine.

    • Cette injection d’hormones de synthèse, afin d’accélérer le travail parfois ralenti par la péridurale, augmente les risques de saignement en fin d’accouchement (hémorragie du post-partum), selon une étude publiée par l’Inserm en 2012.

       

  • Lorsqu’on pose une anesthésie, on modifie les conditions de la naissance, les positions, la perception du bébé. Parfois la péri est présentée comme une panacée, or elle médicalise la naissance.

  • La péridurale est aussi soupçonnée d’augmenter le risque d’extraction par forceps, voire de césarienne.

 

Un soulagement aussi pour les sages-femmes

 

Pourtant, le recours massif à la péridurale semble être intimement lié au fonctionnement hospitalier.

 

Le Collège national des sages-femmes (CNSF) confirme en effet que ce geste technique est souvent la solution :

  • pour qu’une seule praticienne puisse s’occuper de plusieurs femmes qui accouchent en même temps

  • parce que les sages femmes sont très souvent surchargées de travail

  • parce que les cris et la douleur font peur au mari et aux professionnels : la péridurale répondrait, selon certains, à l’idée que pour être une bonne mère il faut rester douce et tranquille. 

 

Mais malheureusement les futures mamans y perdent la sécurité affective et émotionnelle au profit de l’organisation des soins et des pratiques

 

Ce ressenti professionnel est corroboré par les observations de chercheurs en sociologie : 

 

"Plusieurs études, notamment celle de Danièle Carricaburu, montrent que la péridurale et le déclenchement ne servent pas seulement à soulager la douleur des femmes, mais à organiser et réguler le flux des patientes dans les structures hospitalières", détaille Maud Arnal, qui fait un doctorat sur le soulagement de la douleur lors de l’accouchement. 

 

Il s’agit donc surtout d’une question de santé publique. 

 

Pour plus d'infos: eveiletnaissance.com ou le 0479/890504

 

 

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